JÉRÉMIE CAULIER / À PROPOS

Développeur de métier.
Chef d’entreprise au quotidien.

Je suis Jérémie Caulier, cofondateur de Reggao. Du développement web au commerce B2B, mon parcours m’a appris à relier la technologie aux réalités d’une entreprise. Une expérience que je poursuis aujourd’hui chez Toltek et que je mets au service d’une IA pratique, opérationnelle et rentable.

Portrait de Jérémie Caulier, cofondateur de Reggao
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CHAPITRE 01 / MON HISTOIRE

La curiosité pour le code. L’expérience de l’entreprise.

Tout jeune, mes cadeaux de Noël avaient parfois la forme de livres sur PHP 3 et PHP 4. Je les dévorais avec l’envie de comprendre, puis d’essayer par moi-même. Même le clavier devenait un terrain d’entraînement : je cherchais à taper toujours plus vite, pour que mes doigts suivent le rythme de mes idées.

La programmation web a été un véritable déclic. Là où mes exercices de matrices en C ou en C++ me semblaient encore abstraits, le web me permettait de voir immédiatement ce que je fabriquais. Quelques lignes de code, une page qui prenait forme : le lien entre l’idée et le résultat devenait tangible. Cette envie de construire ne m’a jamais quitté. L’expérience de l’entreprise lui a ensuite donné un cap : créer des outils qui changent réellement le quotidien de ceux qui les utilisent.

2008–2013 · Périscope, l’école du métier.

À Clermont-Ferrand, j’ai rejoint Périscope Créations comme développeur. Entouré de professionnels talentueux, j’y ai appris la rigueur, le sens du collectif et l’exigence d’un projet bien mené. Nous gérions déjà des sites e-commerce qui réalisaient plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires par an.

Il nous arrivait de nous retrouver à minuit pour mettre en production de grands sites e-commerce. À l’époque, certaines étapes étaient encore difficiles à automatiser et demandaient une intervention directe de l’équipe. Ces nuits de mise en ligne m’ont appris très concrètement que, derrière le code, il y avait une activité à faire vivre. Cette responsabilité a profondément façonné ma manière de travailler.

De développeur à lead développeur, puis responsable d’un pôle d’une dizaine de personnes, mon rôle s’est progressivement élargi. Aux choix techniques se sont ajoutés l’organisation, l’accompagnement des équipes et la responsabilité des engagements pris auprès des clients. Le développement devenait aussi une première expérience du management.

Les premiers choix d’entrepreneur.

J’ai ensuite choisi de m’associer dans une société digitale existante. C’est là que j’ai fait mes premiers pas d’entrepreneur, en apprenant notamment à lire un bilan comptable. Il ne s’agissait plus seulement de livrer un projet, mais de comprendre les équilibres de l’entreprise qui le portait. L’aventure n’a pas trouvé l’équilibre espéré ; elle m’a néanmoins donné une première lecture concrète de la gestion et de ce qu’implique une association.

Au début des années 2010, après avoir créé de nombreux sites pour des clients, j’ai voulu appliquer ce savoir-faire à mon propre commerce. J’ai lancé un site de bijoux fantaisie, développé sa visibilité grâce au référencement naturel et vendu sur Amazon et Cdiscount. Pour la première fois, j’étais aussi celui qui attendait les commandes derrière le site.

Une rencontre, puis un changement d’échelle.

La recherche de fournisseurs m’a conduit à rencontrer un grossiste en bijoux près de chez moi. Une collaboration s’est nouée, puis une relation de confiance. Les commandes apportées par le digital ouvraient de nouvelles perspectives et montraient ce que cette complémentarité pouvait produire.

Le dirigeant préparait son départ à la retraite. Il m’a proposé de prendre la relève et m’a transmis son expérience des achats pendant un an. Je suis ainsi passé de la création de sites à la direction d’une activité de distribution, avec une équipe de représentants B2B sur le terrain.

Le changement était aussi humain. Après des équipes de jeunes développeurs, je découvrais des parcours très différents : des commerciaux proches de la retraite, de jeunes mamans, des expériences et des rythmes de vie que je connaissais moins. J’ai appris à écouter autrement et à adapter mon management à chaque personne, plutôt qu’à transposer les habitudes de l’agence.

De l’Europe à l’Asie, apprendre toute la chaîne de valeur.

Les achats m’ont amené en Europe, notamment en Italie et en Espagne, ainsi qu’en Asie, de Bali à la Thaïlande et à l’Inde. Ces rencontres avec les fournisseurs m’ont appris à relier la conception d’un produit, son coût, sa qualité et sa distribution. L’entreprise prenait une dimension bien plus large que celle de son site internet.

Il fallait aussi accompagner les commerciaux, gérer les approvisionnements, suivre la trésorerie et assurer les salaires chaque mois. J’ai découvert la responsabilité d’un dirigeant dans toute sa diversité : développer l’activité tout en préservant les équilibres qui permettent à une équipe d’avancer.

Cette expérience a changé mon regard sur la technique. Une solution doit fonctionner, bien sûr. Mais elle doit aussi trouver sa place dans une organisation, avec ses moyens, ses contraintes et ses priorités.

Comprendre ce qui fait la force d’une marque.

J’ai créé des marques et développé un concept de bijoux autour des chemins de vie. Ce fut un déclic : une identité, un univers et une histoire pouvaient donner une tout autre portée à un produit. Au-delà du catalogue, nous construisions une relation avec les clients.

Ce travail a contribué au développement de l’activité, dont le chiffre d’affaires est passé de 700 000 € à 2,8 millions d’euros sur la période où je l’ai dirigée. Une progression portée par les équipes, les marques et le développement commercial et digital.

Sur l’ensemble de cette expérience dans le commerce de gros, j’ai géré 15 millions d’euros de chiffre d’affaires cumulé et plusieurs millions d’euros d’achats de marchandises. Ces volumes m’ont appris à regarder au-delà de la vente : les marges, les stocks et les approvisionnements déterminent eux aussi la solidité d’une activité.

Pour accompagner cette croissance, j’ai commencé à automatiser certaines tâches. Le code retrouvait naturellement sa place : un moyen de soutenir l’activité et de rendre du temps aux équipes.

2020 · Trouver une issue au cœur de la crise.

Puis le Covid est arrivé. À ce moment-là, notre activité de grossiste était exclusivement B2B. La fermeture des magasins a mis notre réseau commercial à l’arrêt, alors que les engagements envers nos fournisseurs, les rémunérations et les autres charges de l’entreprise continuaient de courir. Entre les paiements à honorer et les avances de trésorerie, la situation était particulièrement tendue. Encore jeune dirigeant, je me suis retrouvé face à une incertitude à laquelle rien ne m’avait préparé.

Ma priorité était de continuer à rémunérer mes salariés et de préserver l’entreprise que nous avions construite ensemble. Je ne pouvais pas simplement attendre chez moi que la situation s’améliore. Il fallait chercher une autre voie, mobiliser mes contacts et transformer ce que je savais faire en une réponse concrète à la crise.

Une possibilité s’est dessinée du côté de mon réseau de fournisseurs en Asie. Certains s’étaient réorientés vers la production de masques. Les relations nouées au fil des années et mon expérience des achats pouvaient servir à répondre à un besoin nouveau, dans un contexte d’approvisionnement difficile.

En mobilisant ce réseau, j’ai pu faciliter une opération d’approvisionnement portant sur 700 000 masques FFP2. Les commissions perçues dans le cadre de cette opération ont apporté un revenu complémentaire qui a soutenu notre trésorerie et nous a aidés à traverser cette période avec davantage de stabilité.

J’en ai retenu une leçon qui m’accompagne encore : lorsque les repères habituels disparaissent, l’expérience acquise peut ouvrir une autre voie. Il faut savoir reconnaître ce qui reste possible, puis agir.

Reggao et Toltek : la technique et le terrain, aujourd’hui encore.

Avec Reggao, que j’ai cofondé avec Marco Da Cruz, j’ai renoué avec ma passion du développement en y apportant cette expérience de l’entreprise. Pour des clients stratégiques, j’ai conçu des dispositifs digitaux dont les plateformes e-commerce génèrent plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires par an.

Le site n’en est que la partie visible. Derrière, il s’agit de relier la vente, la préparation des commandes, la gestion des stocks et l’approvisionnement. Applications métier, intégrations et automatisations enrichies par l’IA forment un ensemble au service des opérations. Mon rôle est de faire travailler ces éléments ensemble, là où ils apportent un bénéfice concret à l’entreprise.

Je continue également à gérer mon activité B2B à temps plein chez Toltek. Les enjeux commerciaux, les opérations et la rentabilité restent donc au cœur de mon quotidien. L’automatisation fait partie des questions que je me pose pour ma propre activité, autant que pour les projets que j’accompagne.

Ces deux dimensions se nourrissent : le terrain donne du sens à la technique, et la technique ouvre de nouvelles possibilités pour l’entreprise.

CHAPITRE 02 / MA FAÇON DE TRAVAILLER

L’IA doit faire ses preuves dans l’entreprise.

L’IA prolonge cette démarche. Son intérêt ne se mesure pas à la nouveauté d’un outil, mais à ce qu’il apporte réellement. Sa mise en place, son utilisation, les vérifications, la maintenance et l’appropriation par l’équipe doivent entrer dans l’évaluation du projet.

Avant de lancer un chantier, je veux comprendre la tâche, sa fréquence et ce qu’elle coûte aujourd’hui. Ensuite, on peut estimer le gain, tester sur un périmètre limité et mesurer ce qui change réellement. Du temps rendu à l’équipe, moins d’erreurs ou une meilleure capacité à traiter les demandes : le bénéfice doit pouvoir être expliqué et comparé à l’effort engagé.

Ma conviction est une règle de décision, pas une promesse de rendement : si le bénéfice attendu ne justifie pas l’investissement, je préfère simplifier le processus ou revoir l’approche. L’automatisation doit servir l’entreprise, pas devenir une fin en soi.

CHAPITRE 03 / CE QUE JE PARTAGE ICI

Aller plus loin avec Codex, en gardant les pieds sur terre.

Codex est le fil conducteur de jrm.ai, avec ChatGPT en complément. Je partage des méthodes pour créer des sites, construire des outils et automatiser des tâches. Tu trouveras le contexte, les étapes, les ressources et les vérifications — pas seulement une consigne à copier.

Cette spécialisation ne me ferme pas à Claude, Grok ou à d’autres outils. Je les explore quand ils répondent à un besoin. L’objectif reste le même : choisir une approche utile et garder la main sur le résultat.

Tu peux commencer par les guides Codex ou les méthodes IA pratique. Chaque article indique son niveau et ses prérequis. Les textes et leurs ressources restent accessibles directement.

Le JRM AI Lab est en préparation : une future communauté sur Skool pour apprendre, échanger et avancer ensemble. Pour un projet d’entreprise, mon équipe Reggao et moi pouvons t’accompagner ; tu peux retrouver nos réalisations documentées.

Échangeons sur les priorités de ton entreprise